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Les photos

 

Une nuit africaine

D’emblée, la couleur est donnée : celle de l’Afrique - et pas n’importe laquelle – l’Afrique des opprimées. S’enchaîne alors toute une série de tableaux d’ombres et de danses, de masques et de chants, de monologues réels ou rêvés… Et quelle noirceur dans le récit !

Pourtant sur scène, tout est coloré, chaud et convivial : les costumes, les chaises, l’éclairage orangé. C’est l’oasis des recluses où se cachent des scènes d’une cruauté inattendue : un striptease derrière un paravent, striptease qui n’en est absolument pas un ! Une scène de bataille, bataille qui n’en est absolument pas une, mais plutôt le combat d’un homme qui tente d’oublier l’atroce viol commis… Le théâtre de l’aube plonge ici dans la boue africaine et, comme dirait Baudelaire, en fait de l’or !

Bravo donc à cette performance de comédiens qui tentent de raconter, de décrire et de mettre en image l’impossible. Du théâtre engagé tout en demi-teinte, tout en finesse, où la douceur féminine tente de contrebalancer la violence des guerres.